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19/10/2009 - A SERRE NERPOL,
une deuxième antenne de téléphonie mobile créée des tensions.


A Serre Nerpol, le conseil municipal a autorisé l’installation d’une deuxième antenne relais de téléphonie mobile au bénéfice de l’opérateur SFR. C’est par hasard que les riverains ont découvert un panneau de chantier annonçant l’autorisation préalable de travaux pour la construction d’un pylône de 10 m de haut. Cette déclaration affichée en mairie a été donnée sans aucune concertation de la population, contrairement à la réglementation des collectivités locales qui préconise « le droit des habitants de la commune à être informés des affaires de celle-ci et à être consultés sur les décisions qui les concernent » Aucune information préalable sur la décision du conseil municipal qui aurait dû se dérouler avec exclusion de l’adjoint concerné directement par ce projet. Mais la municipalité n’a pas pour habitude d’afficher les convocations aux réunions du conseil municipal comme la loi l’exige, trois jours avant leur tenue, ni d’en afficher les comptes rendus.

DES PROJETS MENES EN TOUTE DISCRETION :

La téléphonie mobile n’est pas un sujet nouveau pour les habitants de Serre Nerpol. A l’automne 2008, c’est par un article paru dans le Dauphiné Libéré, que les Serre Nerpolains avaient découvert le projet d’implantation d’une antenne relais financée par le conseil général dans le cadre de sa politique départementale de couverture des « zones blanches ». Ce projet avait été autorisé par la municipalité en février de la même année, soit six mois avant. Il a été réalisé sur un terrain vendu par le Maire au conseil général. La première ligne écrite dans le bulletin municipal (en décembre 08) était pour l’annonce du bon déroulement des travaux.

Aujourd’hui, les habitants de cette commune de 300 habitants se retrouvent une fois de plus devant la réalité de faits accomplis. Ce nouveau projet se situera sur les coteaux de « Nerpol » au droit d’une propriété agricole, à proximité d’une trentaine d’habitations et d’une école privée accueillant plusieurs dizaines d’enfants résidant à l’année.

L’autorisation de construire une deuxième antenne dans un secteur déjà couvert par un opérateur de téléphonie mobile n’est pas admise par les riverains car nous ne sommes pas dans la configuration de couverture de « zone blanche », mais bien dans un processus de développement commercial de réseau par l’opérateur SFR.

Un relais de téléphonie mobile peut couvrir jusqu’à quarante kilomètres. Une fois le pylône construit, d’autres opérateurs, d’autres technologies WIFI, WIMAX seront installées, sans aucune protection de la population, sans aucun contrôle sérieux et indépendant de la collectivité.

LES RIVERAINS SOUCIEUX DE LA SANTE PUBLIQUE :

Cette installation à proximité des habitations et d’une école n’est pas sans susciter des inquiétudes. Les risques sanitaires de l’exposition aux champs électromagnétiques (CEM) ont été confirmés dans différentes publications non contestées par les opérateurs. Le rapport BioInitiative publié en août 2007, basé sur 1500 publications de scientifiques donne la preuve de l’altération biologique et physiologique des cellules du vivant exposées à ces champs électromagnétiques. Ce rapport est reconnu par le Parlement Européen.

L’apparition de pathologies chez les personnes exposées dépend de trois critères : la durée d’exposition, l’intensité de l’exposition et la sensibilité de la personne. Les valeurs limites d’exposition, actuellement en France de 41V/m sont jugées « obsolètes » par une résolution du Parlement Européen qui impose de baisser ces normes. Les scientifiques ayant élaboré le rapport BioInitiative préconisent une valeur de 0,6V/m.

Les pouvoirs publics reconnaissent le risque sanitaire à proximité des populations sensibles : écoles, hôpitaux, lieux de vie des personnes âgées. De nombreuses villes s’inscrivent dans un processus de contrôle indépendant des puissances émises par les antennes relais et les installations WIFI. Des faits avérés où les opérateurs ont du démonter leurs installations : St Cyr l’Ecole, Ruitz, Lyon, sont autant de mauvais exemples ou de nombreux cas de cancers pédiatriques et de tumeurs au cerveau ont été recensés à proximité des antennes.

Aussi, les riverains domiciliés à Serre Nerpol, Chasselay et Varacieux, soutenus par l’association « SOS déchets », se sont organisés. Des recours gracieux ont été effectués. S’appuyant sur la signature massive d’une pétition, ils ont rencontré le Maire afin de lui demander le retrait de son autorisation en application du principe de précaution. Le Maire dispose d’un pouvoir de police en terme de protection sanitaire des citoyens. Depuis la charte de l’environnement, le principe de précaution est entré dans les grands principes de notre constitution. C’est ce qui explique les attendus de tous les jugements qui sortent actuellement au sujet des troubles illicites de voisinage et du risque possible qui constitue une atteinte à la santé de la population.

Aujourd’hui, le Maire de Serre Nerpol, en accord avec les services de la préfecture, refuse de faire marche arrière en opposant un article du code de l’urbanisme disant « qu’une déclaration préalable ne peut faire l’objet d’aucun retrait ».

LES TROUBLES DU VOISINAGE :

Qu’il s’agisse d’une installation privée sur un terrain privé n’est pas un argument recevable par les riverains car outre les inquiétudes sanitaires, l’impact environnemental de ces installations ne sera pas sans conséquences sur le patrimoine naturel. Le grand gagnant est incontestablement l’opérateur qui profite soit de l’argent public dans le cas de la couverture des zones blanches, soit de la crédulité des personnes pour développer son réseau au détriment des relations de bon voisinage.

Les opposants à l’antenne de Serre Nerpol soutenus par l’association SOS déchets Maison des associations / 38160 Saint Marcellin



 

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